Cyberaddiction

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Certains usagers dépassent les limites d’une utilisation d’Internet dite «normale». Ils développent alors une véritable dépendance, c’est à dire qu’ils ne peuvent s’abstenir d’aller se connecter sans en souffrir, perdant alors progressivement tout contact avec les autres et la vie réelle. Cette situation engendre d’une part, des soucis familiaux, sociaux, affectifs et professionnels et, d’autre part, certains problèmes tels que perte de poids, trouble du sommeil, migraines, etc.…
Ce phénomène est appelé dépendance à Internet, cyberdépendance, cyberaddiction…
Un usage problématique d’Internet est un trouble psychologique représentant une forme de toxicomanie moderne sans consommation de produit.

Il existe plusieurs types de dépendance à Internet :

• la dépendance à caractère relationnel à savoir le courrier électronique, les chats, les forums
de discussion, les blogs…
• la dépendance à caractère sexuel comme la visite de sites pornographiques, sites de rencontres…
• la dépendance aux jeux vidéos, en particulier aux jeux en réseau…
• la dépendance générale qui ne se concentre pas sur un seul type de sites ou sur une activité en particulier.

Un usager qui devient cyberdépendant va être obsédé par Internet. Ses efforts pour résister à se connecter finissent en échec.
Il ressent le besoin d’augmenter la durée d’utilisation pour obtenir la même satisfaction qu’au début.
L’usager peut ressentir de l’irritabilité, de l’anxiété, de la nervosité quand il en est privé.
Le temps passé sur internet devient son activité principale. Il est capable d’efforts importants pour obtenir l’accès à une connexion.
Enfin, malgré la connaissance d’un problème lié à son comportement, son usage reste excessif.

 

reseaux-sociauxLes réseaux sociaux comme Facebook, Twitter, MySpace, LinkedIn, les chats, ou les médias sociaux comme YouTube, DailyMotion, Flickr et les blogs sont maintenant rentrés dans notre vie quotidienne. Ils présentent des avantages intéressants : discuter rapidement avec quelqu’un, échanger des photos facilement, trouver une information, une vidéo… Mais au delà de leurs aspects interactifs, les réseaux et médias sociaux peuvent présenter des risques sérieux :

Une modification de la notion du temps : les heures passées à interagir sur ces sites peuvent dépasser ce qu’on avait prévu et nous déconnecter d’un rythme de vie équilibré.
Une diminution des relations sociales dans la vie «réelle» : on a moins de temps pour parler avec les gens qui nous entourent, pour sortir avec eux et partager des activités, qu’avec ses «amis» des réseaux sociaux.
Une diminution des activités sociales et sportives : pour ne rien manquer, on veut toujours rester connecté au détriment de notre «vraie» vie.
Une confusion du «réel» et du «virtuel» : on est parfois «ami» sur le web avec quelqu’un à qui on ne parle jamais dans la vraie vie !
Diffusion publique de sa vie privée : on partage souvent sur le web des informations privées, des images ou des commentaires qu’on n’oserait pas étaler dans un lieu public.

Attention ! Ce que vous publiez en ligne est accessible à des inconnus, et d’autres gens peuvent diffuser des informations privées sur vous ! Aucun réseau n’est totalement protégé !
Dites-vous que si vous pouvez trouver ces informations sur les autres, ils peuvent aussi en trouver sur vous.

TEST "Etes-vous accro à FaceBook ?"

Pour évaluer votre usage de FaceBook, vous pouvez faire le test.

 

gamingGrâce aux jeux, en réseau ou non, on peut jouer et passer du bon temps, parfois avec ses amis, sans avoir besoin de sortir de chez soi.
On peut aussi se faire de nouveaux amis qui partagent notre passion pour le jeu. Même avec eux, il est préférable de ne pas donner d’informations personnelles. On ne sait jamais qui se cache derrière un autre joueur virtuel.
Les M.M.O. (Massively Multiplayer Online : Jeu en ligne Massivement Multijoueurs), sont des jeux vidéos en réseaux. Il en existe plusieurs types :

Les M.M.O.R.P.G. (Massively Multiplayer Online Role Playing Game) sont les jeux en ligne les plus connus. Ex : WOW (World of Warcraft), League of Legends, Dofus…,
Ils nous transportent dans un monde imaginaire persistant dans lequel on fait évoluer son personnage. C’est un bon moyen de s’évader, de se défouler et de se détendre.
Les M.M.O.R.T.S. (Massively Multiplayer Online Real Time Strategy : jeu de stratégie en temps réel). Ex : Warcraft,…,
Les M.M.O.F.P.S. (Massively Multiplayer Online First Person Shooter = Tir en vision subjective), le jeu le plus joué en ligne. Ex : Battlefield, Call Of Duty, Counter Strike, Team Fortress…
Attention à ne pas tomber dans un piège ! Ce monde virtuel permanent est sans fin. On est donc tenté de rester des heures derrière l’écran.
Certains finissent par ne faire plus que ça et ne penser plus qu’à ça ; ce qui peut poser un problème au travail, à l’école ou dans la famille. De plus, pour se faire accepter et pour rester dans la guilde, on se sent obligé de jouer plus longtemps, même la nuit ou durant le temps scolaire.
Parce que plus on joue, plus on progresse, et plus on acquiert des compétences et des objets qui intéresseront la guilde. On est tenté d’acheter des personnages, des objets pour progresser dans le jeu et de dépenser toujours plus.
Les jeux peuvent mener une personne vers l’addiction.

 

*L’avatar : L’avatar est le personnage virtuel créé par le joueur et qui va le représenter dans le jeu. Cet avatar va évoluer progressivement et acquérir des compétences, des armes, des atouts, voire plusieurs vies. Plus le joueur passera de temps sur le jeu, plus il pourra équiper son avatar.
L’avatar est bien plus qu’un personnage virtuel pour le joueur. Il le représente avec des attributs inexistants dans la vraie vie : par exemple, l’avatar peut avoir des pouvoirs d’immortalité, d’invincibilité, des pouvoirs magiques, etc…
Le jeu offre ce que l’usager aimerait avoir ou aimerait être mais qu’il n’est pas ou ne possède pas dans la réalité. Il permet d’échapper à la frustration, aux blessures et à la douleur qui ne le font pas souffrir physiquement puisqu’on est dans un monde virtuel.
*La Guilde : La guilde est une communauté virtuelle d’un jeu vidéo, qui s’est construite avec plusieurs joueurs ayant un objectif déterminé : faire avancer le jeu en adoptant une stratégie commune.
La guilde a toujours un chef ou un meneur. Pour appartenir à une guilde, le joueur doit remplir certaines conditions et participer au jeu à des moments précis et stratégiques.
Le chef de guilde peut imposer à tous les joueurs des contraintes d’horaires de jeu afin de rester intégrés à la guilde. Si le joueur ne veut pas en être exclu, il devra répondre aux demandes de la guilde et passer du temps avec elle sur le jeu.

 

L’addiction aux jeux, c’est :
• La recherche de sensations fortes à travers le jeu ;
• La perte de contrôle : par exemple ne pas pouvoir respecter la limite de temps que l’on s’est fixée, s’énerver lorsqu’on n’arrive pas à faire avancer son jeu, ne plus aller à l’école, au travail, ne plus s’investir dans la vie de famille pour préférer aller jouer ;
• Des épisodes de «craving» assez marqués. Le craving dans le jeu est le besoin compulsif de rejouer après une période d’abstinence ;
• Un désir intense par rapport au jeu qui prend la forme d’une obsession. Même quand on est au travail ou à l’école on pense au jeu ; par exemple, dans les MMORPG : le monde continue de vivre et d’évoluer même quand on n’est pas connecté, ce qui peut induire une souffrance ou une frustration chez le joueur quand il ne peut jouer alors que le jeu, lui, continue d’avancer.
Les jeux peuvent être une échappatoire pour un addict. La personne se met à jouer suite à un événement douloureux de sa vie (deuil, rupture, séparation des parents, perte d’emploi..).
Il s’agit pour l’addict de fuir sa vie réelle parce qu’il ne se sent pas prêt à gérer ses émotions négatives (tristesse, colère, honte, mauvaise estime de soi..) ou les relations avec les gens qu’il croise.
On retrouve les mêmes risques de dépendance pour les jeux hors ligne.

 

Quelques conseils :

Vu l’omniprésence du numérique, le supprimer est illusoire, par contre, voici quelques conseils pour rester maître de son utilisation :
• Diffuser des infos sur le web, c’est comme raconter sa vie à voix haute en public : n’en mettez pas plus que ce que vous diriez au restaurant ou dans une file d’attente !
Ne donnez pas d’informations personnelles à n’importe qui, même si, sur la toile, vous vous entendez bien avec les personnes avec lesquelles vous êtes connecté.
• Parlez de votre utilisation librement à votre famille, à vos proches…
• Préférez sortir, appelez vos amis, ayez une activité «non virtuelle» sportive, créative, artistique, musicale et ludique régulière.
• Limitez votre temps passé sur internet en gardant le temps nécessaire à vos activités (repas en famille ou entre amis, travail/devoirs, tâches ménagères, sport…)
Pour apprendre à gérer son temps, il existe des logiciels permettant de ne jouer que durant certaines plages horaires prédéfinies.
• Mettez l’ordinateur dans un lieu de passage et non un lieu isolé pour garder un contact social plus aisé (ex : pas d’ordinateur dans la chambre).
• Evitez d’avoir votre smartphone dans votre poche ou sur votre bureau, gardez le dans votre sac ou dans un tiroir.
• Si vous êtes mineur, lorsqu’on vous propose de faire la connaissance dans le réel de quelqu’un rencontré sur internet, parlez-en à vos parents. On ne sait jamais qui se cache derrière un avatar*(voir la définition plus haut) ou un pseudo.
• Signalez les comportements anormaux (propos racistes…) aux modérateurs des sites.
• Respectez les logos des systèmes PEGI/ESRB qui permettent de savoir si le jeu est adapté à l’utilisateur (www.pegi.info / www.esrb.org/index-js.jsp).
• Faites attention à votre porte-monnaie : fixez-vous un budget mensuel à ne pas dépasser. Attention, si vous êtes mineur, les achats en ligne sont interdits.

 

Pour évaluer votre usage du web, vous pouvez faire le test.

Pour l’utilisation du numérique (Internet, jeux vidéos, réseaux sociaux…) comme pour beaucoup de comportements, ce qui est un plaisir à la base peut devenir un réel problème au quotidien. Certains en arrivent à délaisser leurs proches ou les activités qu’ils aimaient.
On peut se sentir bien dans sa peau et dans sa tête tout en gardant une consommation raisonnable.
Si vous avez un doute, repérez les signes d’alerte pour vous ou pour vos proches, avant que votre connexion ne vous «déconnecte» du quotidien, de votre entourage.
Sortir de la cyberaddiction c’est reprendre goût aux plaisirs simples de la vie et au contact avec les autres.