La cocaïne

Cocaine

La cocaïne est une drogue qui se présente sous forme d’une poudre blanche : coke, neige, coco… qui a un goût amer. Elle est extraite des feuilles d’un arbuste qui est cultivé dans les régions chaudes d’Amérique du Sud.
Les feuilles de coca sont d’abord réduites en pâte dans un laboratoire, “la pâte de coca“, d’où on extrait par un procédé chimique, la cocaïne.

Elles est pure à sa fabrication puis est « coupée » avec des produits comme le talc, l’amidon, le sucre ou même d’autres drogues anesthésiantes ou stimulantes qui peuvent en accroître le danger.

Le crack est obtenu en chauffant de la cocaïne mélangée à des substances chimiques. Il apparaît sous forme de morceaux cristallins légèrement colorés qui grésillent lorsqu’on les brûle d’où son nom.

La cocaïne est essentiellement consommée par voie nasale : pratique appelée le « sniffing». La poudre traverse la muqueuse nasale et atteint immédiatement le sang et le cerveau. Elle agit sur le système nerveux central. Les effets apparaissent rapidement et durent près d’une heure.

Certains utilisateurs la fument ou se l’injectent par voie intraveineuse directement. Les effets ne durent alors que quelques minutes.

Le crack est utilisé par inhalation des vapeurs émises lorsqu’on le chauffe. Une fois dans les poumons, ces vapeurs atteignent directement le sang et le cerveau de façon massive. Les effets apparaissent immédiatement et disparaissent en 10 à 15 minutes.

La molécule de cocaïne ou de crack pénètre dans le corps et est transformée, dans le sang et le foie, en un produit qui est éliminé dans les urines. Il est alors détectable pendant 48 à 72 heures en cas de prise unique et jusqu’à 14 jours si l’usage est répété.
Chaque personne réagit différemment selon son état physique et psychique, selon le produit, sa composition, la quantité consommée et le mode d’utilisation.

Les effets ressentis sont une sensation d’euphorie, une hyperactivité, une illusion de puissance physique, sexuelle et intellectuelle, une résistance voire une indifférence à la fatigue, à la douleur et à la faim.
Au niveau physique, la cocaïne provoque une augmentation du rythme cardiaque, de la respiration et de la pression sanguine, une dilatation des pupilles et une augmentation de la température du corps.

Le crack provoque des effets semblables à ceux de la cocaïne mais ils sont plus violents, plus rapides et plus brefs.

Ces effets disparaissent progressivement, c’est la descente ou « crash » laissant l’utilisateur fatigué, angoissé, anxieux et parfois triste et découragé avec l’impression d’ « être au bout du rouleau ». Il n’aura qu’une envie, celle d’en reprendre.

Lors de la prise de cocaïne ou de crack, l’utilisateur peut présenter :

• des troubles digestifs avec des vomissements,
• des crampes, des tremblements, des spasmes, des douleurs musculaires,
• de l’agressivité, de la violence, des hallucinations, des illusions sensorielles, des idées de persécutions,
• des saignements de nez après une prise nasale.

Comme la cocaïne coupe la faim et rend hyperactif, le corps est rapidement vidé, épuisé.
En cas de surdosage, sueurs, hypertension artérielle, forte fièvre, convulsions peuvent entraîner la mort par arrêt respiratoire et cardiaque.

Le mélange cocaïne alcool peut augmenter de façon considérable le risque de mort subite.

La cocaïne provoque :

• une vasoconstriction des vaisseaux sanguins avec nécrose des tissus. La plus typique est la destruction de la cloison nasale si la cocaïne est sniffée. Les organes vitaux sont moins bien irrigués d’où l’apparition d’infarctus, de crises d’épilepsie, d’insuffisance rénale et d’hépatite aiguë, d’accidents vasculaires cérébraux ;
• une augmentation de l’activité psychique avec insomnie, pertes de mémoire, difficultés de concentration, tics nerveux,
• des troubles psychiatriques : irritabilité, attaques de panique, dépression, délires avec hallucinations : sensation d’insecte sous la peau si intense qu’elle
peut aboutir à une automutilation pour les retirer. A la longue, l’usager devient anxieux, violent avec des idées délirantes de persécution.
• Une diminution de la libido, interruption des règles. Comme toutes les drogues, la cocaïne altère le jugement et augmente la probabilité de mauvaises décisions comme des rapports sexuels non protégés, le partage de paille ou de seringue avec le risque de contamination par le virus du sida ou d’hépatites.

Pendant la grossesse, le bébé souffre d’un manque d’oxygène dû à la vasoconstriction et à la présence de la drogue qui circule dans son corps. Outre le risque de fausse couche et d’accouchement prématuré, le bébé à la naissance peut présenter des malformations et par la suite souffrir d’un retard mental.

Voir « Je suis enceinte »

Le besoin obsédant de prendre le produit pour connaître à nouveau l’euphorie et l’excitation s’installe rapidement, c’est le « craving » marquant l’installation d’une dépendance psychique très forte qui peut durer plusieurs années après l’arrêt de la consommation.

Très rapidement, l’usager doit augmenter régulièrement les doses pour retrouver l’intensité des effets euphorisants.

C’est une des drogues qui rend le plus « accro ».

Les risques de la consommation de cocaïne sont d’autant plus élevés que celle-ci est injectée ou consommée sous forme de crack.

L’usage de crack ou de la coke, par la fausse impression de stimulation et d’agressivité qu’il développe, rend la conduite automobile plus dangereuse que celle avec une alcoolémie à 0,50g/l.

Consommer, fabriquer, transporter, vendre, donner, importer, exporter,… de la cocaïne sont interdits par la loi.

Vous risquez jusqu’à 20 ans de prison et 900 000 000 F cfp d’amende.

Le sevrage passe par une prise en charge médicale et psychologique en milieu spécialisé.

Vous pouvez consulter : votre médecin traitant ou le Centre de Consultations Spécialisées en Alcoologie et Toxicomanie - Consultations gratuites et anonymes -
Tél. (689) 40 46 00 67

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